Le défi des bâtisseurs

Publié le

début

Création et conception, designer d’expérience : Julien Aubert

Une coproduction : SEPPIA – INDI FILM – ZDF — ARTE GEIE


En partenariat avec : Orange — le CFRT

Lien http://cathedrale.arte.tv/webdoc/#/fr/home

 

Devenez bâtisseurs de cathédrale découvrez les secrets des bâtisseurs de l’époque et imaginez une seconde tour virtuelle à laCathédrale de Strasbourg dans le « Tower Builder » du webdoc.

maquette

Lorsqu’on démarre la lecture du web documentaire, on est accueilli par des images sympas de gros plans de maquette en traveling avec une faible profondeur de champ, les plans s’élargissent et l’on découvre la salleou des personnes travaillent à la conception de la maquette. Mais après ça se gâte.

Une prise de vue en caméra subjective veut nous faire croire que les personnes assises autour d’une table s’adressent à nous. Malheureusement, le tournage en caméra subjective qui a l’air si simple à faire est extrêmement difficile à réussir, et là, ça ne rate pas, c’est justement raté. Cette caméra subjective que l’on peut encore admettre pour la séquence d’intro, est un parti pris, et vous allez la retrouver tout le long de ce web-documentaire. Donc comme il est écrit dans la rubrique « à propos » du web-doc : « Vous incarnez un jeune architecte et vous vous engagez dans une enquête auprès de nombreux spécialistes. « 
polution2

Ces spécialistes doivent nous faire découvrir les secrets de la cathédrale de Strasbourg. Tout est donc filmé en caméra subjective, mais l’écran est constamment « pollué » comme un écran d’ordi avec des messages, un agenda et autres icônes servant à la navigation et à l’interactivité. Le problème c’est que si la caméra est censée remplacer mon regard, quand je regarde quelque chose avec mes yeux je n’ai pas différentes icônes dans mon champ de vision comme sur un écran d’ordinateur, à moins bien sûr de porter des Google glass, ou autre gadget du même genre. D’ailleurs pour que ce mode de narration en caméra subjective soit un peu moins artificiel, il faut peut-être effectivement le voir avec des lunettes immersives utilisées pour les jeux vidéo. La prise de vue est donc en plan-séquence, subjectivité oblige, mais de temps à autre ce plan est coupé à l’arrache avec un faux raccord, en particulier quand on est dans la voiture.

livreLe récit et l’interactivité du site vous emmènent donc à la rencontre de spécialiste qui vous parle de la cathédrale de Strasbourg, mais bien sûr tout ça n’est pas monté, vous les suivez donc dans les couloirs, les plans d’illustrations n’existent pas, il y a simplement de temps à autre un regard subjectif vers un livre ouvert sur la table ou une illustration tenue dans les mains de l’intervenante. Tout ça sent un peu l’impro en terme de tournage.

Pourtant, de temps à autre, quand on se promène dans ce jeu en ligne, on découvre tout d’un coup des images de bonne qualité avec de beaux mouvements de caméra, et des images de synthèse de qualité. J’ai compris en visionnant la bande-annonce du film de Marc Jampolsky, intitulé également « le défi des bâtisseurs », que ces séquences provenaient de ce film tourné en 3D également coproduite par Arte.

Le jeu est développé en flash, donc plantouillage flash de temps à autre, et incompatibilité iPhone, iPad. Pour ces plates formes vous avez accès à la « médiathèque » pour visualiser différents médias : illustration avec voix off, et vidéos issues du film « le défi des bâtisseurs », mais d’après ce que j’ai pu en juger aucune séquence en vue subjective du web-doc !

cathedrale builder

Mais au-delà de ce parcours vidéo, vous avez aussi la possibilité de construire une deuxième tour à la cathédrale de Strasbourg, virtuellement bien sûr. Vous avez une vue en synthèse de la cathédrale avec différents éléments à empiler, une fois que vous êtes satisfait du résultat partagez-le sur les réseaux sociaux. Il était même possible de participer à un concours, maintenant terminé, organisé par Arte pour choisir le meilleur projet.

Quant à la visualisation sur des connexions Internet bas débit (inférieur à 1 Mb/s), elle reste possible quand vous passez la qualité des images en SD, bien qu’étant difficile en raison de la nécessité pour le navigateur de charger (bufferisé) la vidéo, même si celle-ci est fortement compressée, à en croire la qualité vidéo, le débit reste important.

Donc ce web-doc intéressant sur le fond est très mal servi par une forme pas terrible, dû à un tournage mal foutu. Alors que quand on voit les extraits du film 3D qui rend hommage à la beauté de l’édifice il y avait la possibilité d’avoir de belles images servies par un mode de narration originale. L’idée de la personne qui va à la rencontre de différents spécialistes de la cathédrale pour recueillir des informations est bonne pour l’interactivité, mais pour le cas le résultat est décevant.

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